 | Madame Mariette HAFFEMAYER geboren PHILIPPS Ma petite Mariette, Au nom de tous tes anciens élèves de l’école Jacqueline (et ils sont nombreux) je te remercie, nous te remercions, de nous avoir permis de voyager, de rêver et d’apprendre. Nous nous souviendrons toujours des veillées à Bachat-Bouloud, de notre première boum, de ta capacité à gérer toutes les situations, qu’elles soient critiques ou non. Certains ont appris à faire du vélo en ta présence, d’autres ont dû goûter à tous les plats proposés et ont découvert de nouvelles saveurs. Tu étais une enseignante stricte et juste, la base du bon enseignant. Tu savais parfaitement où tu voulais nous emmener, et tu y arrivais toujours. Je pense pouvoir affirmer que TOUS tes élèves gardent un excellent souvenir de toi, de cette année de CE2, c’est pourquoi certains sont là aujourd’hui, pour te rendre hommage, te dire au revoir, penser à toi, te pleurer. Quant à moi ma petite Mariette, j’ai vécu des choses inoubliables avec toi ces derniers mois, qui allaient bien au-delà de mon CE2 dans ta classe. Tu m’as appris le courage, la force, la douleur, la maladie, le skipbo (c’est un jeu de cartes), l’art de râler avec classe, le partage, et enfin le départ. Tu n’as pas eu le temps de m’enseigner la résilience, mais j’y arriverai. À tes côtés, j’anticipais chacun de tes gestes, je répondais à toutes tes demandes, je buvais tes paroles, je riais quand tu essayais de me caser avec les hommes du personnel médical, nous nous comprenions rien qu’en nous regardant. Nous avons ri par moments, nous avons aussi écouté le silence très pesant dans les situations difficiles, mais tu n’as jamais pleuré, en tout cas pas en ma présence. Ta force et ta rage de vivre m’impressionnaient, je ne savais pas qu’il était possible de supporter autant de choses. Le seul jour où j’ai un peu flanché à côté de toi, tu as, là aussi, réussi à me garder sous ton aile, pour réchauffer mon cœur. Tu m’appelais « mains froides, cœur chaud », je trouvais que ça m’allait bien. Tu as marqué tous les esprits sur ton chemin, jusqu’au personnel de Béthel qui a été très touché par ton départ. Tu vas terriblement me manquer ma petite Mariette, nos discussions aussi. Mais encore une fois, grâce à toi, j’ai rencontré des personnes extraordinaires comme Françoise et Rémy, Annie, Arlette, qui m’ont portée et soutenue, et qui seront toujours là lorsque j’aurai besoin de parler de toi, ou pour me donner des courgettes et des tomates. Je continuerai aussi à te voir à travers Christelle et Aline, qui ont hérité de ta force et de ton courage, et qui représentent pour moi des visages familiers à présent. La vie doit continuer, je vais reprendre le chemin de l’école dans une semaine, l’école Jacqueline, ta résidence secondaire pendant toute ta carrière. Je vais retrouver mes collègues adorés, qui ont été les tiens aussi pour certains. Je t’embrasse tendrement sur le front ma petite Mariette, comme d’habitude. Claire
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